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Actualité

Samedi 28 mai 2005

 

Paris, le 19 mai 2005

 

 

 

Chère Madame, Cher Monsieur,

 

 

Le 29 mai prochain, vous aurez à vous prononcer sur le traité établissant une constitution pour  l’Europe. En tant que Député des 8e et 9e arrondissements, j’ai souhaité écrire à chacun d’entre vous, pour vous demander, à vous tous, et en particulier à ceux qui hésitent encore, d’aller voter.

 

Je suis sans hésitation favorable à la ratification de ce traité, qui au-delà de tous les clivages politiques, correspond pleinement à l’intérêt national de la France. Je citerai simplement trois raisons essentielles au choix qui est le mien et que j’espère vous voir partager :

 

- L’Europe, c’est la paix entre nos peuples . Je le rappelle avant tout aux jeunes générations : la construction européenne est née au lendemain de deux conflits mondiaux, de la volonté des peuples, au premier rang desquels les Français, meurtris dans leur chair par les horreurs de la guerre, de rendre à tout jamais celle-ci impossible en Europe par une intégration politique et économique toujours plus étroite. Depuis 60 ans, grâce notamment à la réconciliation franco-allemande, qui en a toujours été le moteur, l’Europe a connu une période de paix et de prospérité sans équivalent dans l’histoire. La disparition du totalitarisme soviétique, qui a vu la libération des peuples d’Europe centrale et orientale a coïncidé, hélas, avec l’apparition de nouveaux défis pour nos démocraties. Il s’agit à présent d’organiser notre sécurité à l’échelle de notre continent, ce qui suppose une coopération policière et judiciaire accrue afin de mieux lutter contre le crime organisé, le terrorisme et les trafics. Cette Europe unie sera également à même de peser davantage dans les affaires du monde grâce à l’institution d’un Président de l’Union et d’un Ministre des Affaires étrangères, qui donneront à l’Europe un visage face au monde extérieur, grâce aussi au développement de l’Europe de la Défense.

  

- L’Europe, c’est davantage de prospérité pour tous  : elle en est à la fois le multiplicateur et le garant. Elle a permis hier des décennies de croissance et d’élévation sans précédent du niveau de vie. C’est l’Europe qui a permis la politique agricole commune au service de notre industrie agro-alimentaire, la deuxième du monde ; c’est l’Europe et son marché unique qui ont permis le développement de notre industrie aérospatiale, qui dispute aujourd’hui la première place aux Américains; c’est

l’Europe encore qui avec ITER rendra possible la maîtrise par les Européens des énergies de demain. Aujourd’hui, à l’heure de la mondialisation, seule l’union fait la force face à la concurrence, parfois déloyale, des pays émergents, notamment en Asie. Cette Europe là n’est ni de droite, ni de gauche. Loin de la caricature d’un libéralisme sauvage, avec laquelle on tente de nous faire peur, ou des blocages d’un modèle socialiste d’un autre âge, elle organise une « économie sociale de marché », régulée par l’intervention de l’Etat en matière de services publics avec une protection sans équivalent des salariés.

 

- L’Europe, c’est la garantie de la démocratie : la charte des droits fondamentaux protégera les 450 millions de citoyens européens au sein d’un espace juridique unique. C’est aussi le refus des extrémismes, du racisme ou de l’intolérance stérile. Je dois vous dire que la logique du « camp » du Non, conglomérat disparate, qui va de la Ligue communiste révolutionnaire au Front national, ne me paraît ni constructive, ni cohérente. Ces forces politiques qui n’ont entre elles rien de commun, n’ont aucun projet à proposer aux Français, si ce n’est le refus de la modernité et du progrès.

 

Comptant sur votre mobilisation et votre soutien le 29 mai prochain, je vous prie de croire, Chère Madame, Cher Monsieur, à l’assurance de ma meilleure considération.

 

  

 

Pierre LELLOUCHE

 

 

Par Les jeunes avec Pierre Lellouche
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Mardi 28 juin 2005

Communiqué de presse de M. Pierre Lellouche

Député (UMP) de Paris

Emissaire du Gouvernement sur l’implantation d’ITER à Cadarache

Nommé en novembre 2003, par Jacques Chirac et Jean-Pierre Raffarin, Emissaire du Gouvernement chargé de l’implantation d’ITER à Cadarache, Pierre Lellouche se réjouit profondément de la décision annoncée aujourd’hui à Moscou par le Consortium ITER qui après des négociations acharnées, a choisi d’implanter le réacteur expérimental de fusion thermonucléaire sur le site de Cadarache (Bouches du Rhône). Il veut rendre hommage au Préfet Christian Poncet, Délégué interministériel ITER, avec lequel il a travaillé étroitement au cours des négociations, ainsi qu’à Madame Claudie Haigneré, ancienne ministre de la recherche et de la technologie, qui s’était fortement impliquée sur le dossier.

 

C’est une grande victoire pour l’Europe unie, malgré les déboires récents de la construction européenne, et c’est une immense victoire pour la France, victoire qui vient couronner l’excellence de la recherche et de la science française.

Le site de Cadarache

 

Iter va faire de la France le coeur de la recherche scientifique mondiale en matière de fusion et à terme le premier pôle industriel des énergies de l’après-pétrole. Dans l’intervalle, ce sont des milliers d’emplois directs ou indirects, qui seront crées en région PACA, puis pour le développement à l’horizon de 2030-2040, de ce qui est le plus grand programme recherche scientifique de la planète.

 

Dans la presse

Le Monde

Par Les jeunes avec Pierre Lellouche
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Mercredi 6 juillet 2005

Les JO 2012 auront lieu à Londres, immense déception pour Paris


La ville de Londres a finalement été choisie par les membres du CIO, réunis aujourd'hui à Singapour, pour organiser les jeux Olympiques 2012.

New-York, Madrid et Moscou avaient été préalablement éliminées. L'ultime duel entre Paris et Londres a finalement tourné en faveur de la capitale britannique. La nouvelle a déclenché une immense vague de déception dans le camp français.

Plus qu'une défaite au niveau sportif, c'est le symbole d'une France et d'un Paris qui va mal, qui perd, qui hésite, qui a peur et qui se sous-estime... par rapport à une Londres nouvelle, florissante, conquérante et resplendissante.

Par Les jeunes avec Pierre Lellouche
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Jeudi 7 juillet 2005

Réfléchir pour rebondir

 

par Pierre Lellouche, Député et Conseiller (UMP) de Paris

 

                                                                          Paris, le 7 juillet 2005

Comme la plupart des Français, comme l’immense majorité des Parisiens, la défaite de Paris aux JO de 2012 a été pour moi un choc et une déception. Une déception à la mesure des espoirs qu’avait fait naitre la candidature parisienne pour le développement de Paris, pour le sport français, et pourquoi le cacher, pour le moral du pays dont chacun sent bien qu’il ne va pas très fort depuis un certain nombre d’années.

 

La défaite étant là, j’ai été encore plus choqué, et plus encore inquiet, devant certaines réactions du camp français recueillies à chaud depuis Singapour. A commencer par celle du Maire de Paris, Bertrand Delanoë. En substance, le Maire, qui assénait avant les résultats que nous avions le meilleur dossier, laissant s’installer l’idée que nous allions gagner, maintient après la défaite le même discours : nous avions bien le meilleur dossier, nous ne pouvions que gagner, dès lors l’échec ne peut être imputable qu’à des manœuvres déloyales, sinon frauduleuses, du vainqueur, voire à « d’autres » considérations – qu’on imagine géopolitiques ou diplomatiques – qui auraient joué en faveur de Londres, mais qui n’auraient bien sûr rien à voir avec Bertrand Delanoë, chef de l’équipe olympique.

 

Ce discours appelle plusieurs remarques.

 

En premier lieu, M. Delanoë qui, en grand communicant, avait totalement personnalisé la candidature parisienne à son seul profit (qui a jamais entendu parler de son Maire-adjoint chargé des Sports, un certain M. Cherki ?), qui se voyait déjà propulsé à l’Elysée après la victoire (sondages obligent), et qui entendait donc récupérer à son seul profit « son » triomphe à Singapour, essaye aujourd’hui de refiler la patate chaude de la défaite à d’autres : l’ennemi anglais bien sûr mais aussi Bush, Chirac, voire la diplomatie française… A n’en pas douter, la victoire n’aurait eu qu’un seul père ; la défaite, elle, est bien sûr orpheline.

 

Outre que cette attitude est tout sauf « fair play » - car rappelons le, il s’agit d’abord d’une fête sportive – qu’elle exploite des remugles nationalistes assez nauséabonds (la France trahie comme toujours par les anglo-saxons alliés à l’Espagne ou au plombier polonais), elle ignore hélas les faits : à aucun moment, à aucun des quatre tours de scrutins, Paris ne s’est trouvée en tête. Mieux, lors du troisième tour, nous étions talonnés à deux voix par Madrid alors que l’Espagne, ayant obtenu les jeux de Barcelone en 1992, aurait du théoriquement être hors jeu.

 

Tant que nous continuerons d’expliquer cet échec, comme d’autres (je pense au 29 mai), par la faute des autres : la mondialisation, la Chine, Bush, la Turquie, le plombier polonais, que sais-je encore ?, tant que nous continuerons à croire dur comme fer que nous sommes, parce que Français, les meilleurs en sport comme pour notre modèle social, que le reste du monde dès lors ne peut que rallier notre leadership, alors nous continuerons à nous planter chaque fois de façon plus spectaculaire !

 

Quelles leçons alors, devons-nous tirer de cet échec ?

 

Le premier est de réfléchir sereinement à ses raisons. Au niveau municipal, j’ai demandé la création d’une commission d’information composée d’élus de tous bords du Conseil de Paris qui sera chargée de faire la lumière sur notre dossier et ses éventuelles insuffisances. Les Parisiens ont le droit de savoir combien d’argent a été dépensé, si l’approche retenue était la bonne : le Paris d’Amélie Poulain face à la modernité de Londres, l’accent mis sur le politique plutôt que sur le sport. Au-delà, les Parisiens ont le droit de demander à Bertrand Delanoë quel est son plan B pour Paris. Depuis 2001, le Maire socialiste organise des fêtes, multiplie les trous sur la chaussée mais ne construit rien, ne prévoit aucun grand projet à la différence de Londres, de Berlin, de Madrid, sans parler de New York ou de Shanghai… sauf bien sûr les Jeux. Maintenant que l’espoir olympique s’est évanoui, que deviennent les équipements prévus ? Le quartier des Batignolles sur les 45 hectares repris à la SNCF, la desserte rapide indispensable de Roissy depuis la Gare de l’Est ?

 

Mais une autre réflexion doit être menée au niveau national. Quand Paris ne brille plus, la France n’illumine plus le monde. Et le moins qu’on puisse dire est que le rayonnement international de la France en a pris un coup ces dernières années. Ayons le courage d’examiner nos incertitudes intérieures et notamment la soi-disant supériorité de notre fameux modèle social. Celui-ci masque surtout un fantastique conservatisme, lequel n’a d’égal que notre incapacité à nous réformer et à accepter la modernité, alors que nous y parvenons quand nous le décidons (Airbus ou Iter par exemple).

 

Ayons le courage aussi de regarder en face notre politique étrangère. Faire la leçon au monde entier, autre tropisme bien français, est certes satisfaisant pour l’ego national, mais sommes-nous sûrs d’avoir toujours raison (du Moyen Orient à la PAC) et de respecter comme nous le devrions nos alliés et nos amis ? Voilà les questions que pose la défaite de Paris. Plutôt que d’accuser l’autre de turpitudes, et de faire le mauvais joueur trahi par des forces obscures, prenons plutôt le temps de la réflexion lucide et sereine pour mieux rebondir demain, et donner aux Français d’autres raisons d’espérer.

 

Il y a 8 jours, nous gagnions Iter qui fera de la France le cœur de la recherche mondiale en matière d’énergie au XXIe siècle. Nous pouvons gagner bien d’autres batailles, à condition de le vouloir.

Par Les jeunes avec Pierre Lellouche
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Lundi 1 août 2005

Voici un article publié aujourd'hui par Pierre Lellouche sur son blog, à propos de Paris-Plage. Et il y a de quoi méditer.

« Paris Plage » ou quand la communication vaut politique

Comme vous peut-être, je suis allé sur les quais rebaptisés « Paris Plage » le temps d’un été. J’y suis allé un matin de la semaine passée. J’y ai croisé quelques joggers, quelques touristes et quelques jeunes. Pas la grande agitation, simplement des sportifs et des curieux. En marchant le long de la Seine, j’ai médité sur l’air ou l’esprit du temps. L’opération Paris Plage mérite-t-elle tant de bruits, mérite-t-elle les louanges ou les critiques énoncées par les uns ou les autres ?

Je n’en suis pas convaincu. En effet, transformer quelques centaines de macadam en pseudo plage éphémère grâce à quelques grands bacs à sable et quelques animations ne constitue en rien une révolution et encore moins une politique. Rendre l’asphalte des voies Pompidou aux piétons durant un mois suffirait-il pour occuper les jeunes parisiens, suffirait-il pour insuffler un nouvel élan à la politique culturelle de Paris ? J’en doute fortement.

En revanche, je recherche les équipements sportifs promis en 2001 et qui tardent à arriver. Je recherche les nouveaux espaces d’animation ; je recherche les nouveaux centres économiques et d’emplois. Je recherche les équipements pour faciliter la circulation et améliorer les transports en commun. Or, j’ai un peu l’impression qu’au fil des années, l’action du Maire de Paris se limite à quelques coups de communication, à quelques manifestations temporaires ; la résolution réelle des problèmes l’ennuyant terriblement.

Pierre Lellouche

 

 

Le weblog de Pierre Lellouche :

http://pierrelellouche.blogs.com

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