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Génération Paris 2008

Mercredi 11 mai 2005

GENERATION PARIS 2008

 

Etre « au plus près » des Parisiens et de « ceux qui font Paris »

Début février, j’ai annoncé par le biais d’un entretien dans le Figaro mon intention d’être candidat à la Mairie de Paris face à Bertrand Delanoé. Nicolas Sarkozy a proposé une méthode pour sortir définitivement de l’impasse où se trouvait engluée la droite parisienne toutes ces dernières années. Finies les guerres de clans, finis les « sauveurs » de la 25e heure parachutés à la veille des élections et dont l’échec était ensuite invariablement imputé à ces « Parisiens incapables ».

C’est enfin clair : 1 militant, 1 voix, 1 candidat.

Pour la première fois, le 26 février 2006, les militants désigneront leur candidat. Dès le 16 avril prochain, l’ensemble des militants et sympathisants UMP de Paris seront réunis pour des Etats-Généraux extraordinaires au cours desquels tous ceux et celles qui prétendent porter nos couleurs en 2008, se présenteront et développeront l’esquisse de leur projet pour Paris.

 

Ouvrir un grand débat devant les Parisiens

Deux années ne seront pas de trop pour constituer la future équipe municipale, consolider les huit arrondissements que la droite détient à l’ouest de Paris et surtout repartir à la reconquête d’au moins deux ou trois arrondissements à l’est puisque comme vous le savez, la victoire en dépend. Cette période sera l’occasion d’ouvrir le débat devant l’ensemble des Paris, à la fois sur la vie quotidienne de la Capitale et sur son devenir à long terme. Ce sera aussi l’occasion d’un débat à la loyale, sur les idées, mais aussi sur les hommes et les femmes qui devront demain gouverner la Capitale de la France.

 

A nous de réveiller Paris

Je suis candidat car, comme beaucoup d’entre vous, je ne supporte plus de la saleté de notre ville, je ne supporte plus de voir Paris délibérément asphyxiée dans ses moyens de transport, le chômage augmenter (+ 2 points par rapport à la moyenne nationale), les entreprises s’enfuir de notre ville au profit de la banlieue, la pauvreté en même temps que la pollution augmenter dans notre ville, tandis que rien, aucun projet ne vient assurer l’avenir et mobiliser les Parisiens. Bref, Paris s’endort doucement et s’installe irrémédiablement dans un tête à tête autiste entre les quartiers aisés à l’ouest et des quartiers de plus en plus pauvres à l’est.

Je suis candidat car, parisien depuis mon enfance, résident et élu de la 4e circonscription (8e-9e arrondissements), je ne puis me résoudre à voir l’émigration forcée des classes moyennes de Paris ; je ne puis me résoudre voir Paris prendre la pente des villes américaines : un centre administratif des affaires déserté la nuit, des quartiers de plus en plus aisés d’un côté et de plus en plus pauvres de l’autre qui coexistent sans se voir ni communiquer les plus aisés, et les plus pauvres ; je ne puis admettre que les paillettes de la fête et les diktats de l’idéologie condamnent notre ville à un déclin programmé.

 

Les Rendez-vous dans Paris

Je suis candidat car je veux fédérer et animer un vrai projet pour Paris, gagner voix par voix les suffrages de l’est parisien, en un mot : battre Bertrand Delanoé. C’est une grande aventure qui commence. Au cours des douze prochains mois, chacun et chacune d’entre vous aura l’occasion de rencontrer et de juger chacun des candidats à la candidature de l’UMP. Je dois vous avouer que je me réjouis de cette compétition et que je la vis comme un moment exaltant de rencontres et d’échanges d’idées. Je tiendrai dans chaque quartier de la capitale une réunion, j’entends utiliser le temps de cette « primaire » pour bâtir le projet de la prochaine équipe municipale … et pour identifier tous ceux et celles qui seront amenés à prendre dans les Conseils d’arrondissement comme dans le Conseil de Paris, les responsabilités de la gestion de notre ville. Voici donc le sens de ma candidature.

Désormais, il n’y a là qu’une seule question qui vaille, gagner Paris et désigner celui ou celle d’entre nous qui sera le mieux capable de sortir Paris des mains stériles de l’actuelle coalition hétéroclite des socialistes, des verts et des communistes. Chacun se fera un jugement. Et que le ou la meilleur(e) gagne !

 

Pierre Lellouche

Par Lellouche
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Samedi 21 mai 2005

Discours de Pierre Lellouche,

Député & Conseiller de Paris

Etats-Généraux de l’UMP-Paris

Parc Floral – 16 avril 2005

 

 

 

Monsieur le Président, Mon Cher Nicolas,

Monsieur le Premier Ministre,

Chère Dora Bakoyannis, fidèle amie avec qui j’ai longtemps travaillé lorsque nous étions tous deux en charge des relations internationales de nos partis respectifs, toi à Nea Demokratia, moi au RPR,

Chers Amis, élus, militants et sympathisants de l’UMP-Paris,

 

Les campagnes électorales – je crois que tu en as une certaine expérience mon Cher Nicolas, sont propices aux rumeurs et aux petites phrases. Je crois qu’il n’est pas inutile que je commence mon propos par vous donner mon sentiment sur au moins l’une d’entre elles. J’entendais dire, et vous entendiez dire aussi, à mesure que nous approchions de la date de ces Etats-Généraux que la procédure de désignation de notre candidat en vue des prochaines municipales à Paris, mise en place, dès son élection par notre Président Nicolas Sarkozy, serait en fait un vaste écran de fumée, une vraie fausse procédure en quelque sorte. Elle ne servirait en fait qu’à préparer le parachutage, après les présidentielles et les législatives de 2007, d’un nouveau sauveur de la 25ème heure, comme nous en avons tant connu par le passé. Autrement dit, mes chers Amis, tout cela, vous tous, nous tous ici aujourd’hui, nous ne servirions à rien, sauf à amuser la galerie. Mieux, j’ai même lu dans un grand journal du soir cette semaine, que ta procédure Nicolas, ne serait, je cite qu’une « une machine à tuer ».

 

Et bien moi, je vais vous dire mon sentiment, mes chers Amis, sans détours, et avec la franchise que vous me connaissez. Cette procédure n’est pas une « machine à tuer » mais à reconstruire l’UMP à Paris. Je sais qu’elle va réussir ; je sais que toi, Nicolas, et que vous, mes chers amis, vous allez faire en sorte qu’elle réussisse, tout simplement parce que nous y avons tous intérêt.

 

Toi, Monsieur le Président, parce tu veux opérer un changement de culture fondamental au sein de notre famille politique, en érigeant comme principe cardinal, le vote des militants pour la désignation de nos candidats et de nos responsables. Et oui, Paris sera l’exemple de ce changement pour l’ensemble de nos fédérations et pour notre pays tout entier.

 

Quant à vous, mes chers amis,  militants et  sympathisants de l’UMP, vous qui représentez ici le peuple de la droite et du centre qui reste majoritaire en voix à Paris, vous en serez les premiers acteurs,  parce que vous n’avez qu’une hâte : que Delanoé s’en aille, que s’en aillent aussi ses alliés communistes et leur idéologie mortuaire d’un autre âge, que s’en aillent enfin ses amis verts qui ont la couleur de l’écologie, mais le goût amer de l’intransigeance intégriste. Je sais que vous n’avez comme moi qu’une hâte, que Paris soit mieux gérée, plus propre, plus active, moins asphyxiée, plus solidaire, bref qu’elle se reconstruise un avenir.

 

Et c’est vous, qui pour la première fois, désignerez le 25 février 2006 celui ou celle qui portera nos couleurs face à la municipalité sortante.

 

Alors, je sais que la tâche est difficile et j’entends même dire ici ou là que le combat serait perdu d’avance, au moins pour ce coup-ci. Qu’il faudrait au mieux, se concentrer sur deux ou trois arrondissements à l’Est. Je sais aussi qu’à Paris, la plupart de nos militants et sympathisants sont à l’Ouest, comme la plupart de nos candidats d’ailleurs, tandis que nos problèmes et la reconquête se situent à l’Est. Mais je veux vous affirmer ceci : aucun combat n’est perdu d’avance, avant d’avoir été livré.

 

Sinon à quoi tout votre travail, à toi Jean-Jacques, à toi Raoul, à toi René, Roxane, Claude-Annick, Patrick, Jean, …à quoi tout ce travail servirait-il ?

 

Je veux vous dire une autre conviction : parce que je suis élu à la charnière de ces deux mondes qui compose désormais Paris, parce que l’Est, je connais, j’en sors, parce que le petit peuple de Paris à l’Est parisien est orphelin d’espoir, je sais que je peux, peut-être mieux que d’autres, aller chercher ces voix-là, ces voix du Paris populaire.

 

Car, si nous voulons regagner Paris, il nous faudra reconquérir l’Est parisien.

 

Et dès lors, si vous voulez comme moi regagner Paris, je ne doute pas qu’au jour de notre élection interne, vous n’aurez, au-delà de toutes les préférences ou des affinités locales que vous aurez pu tisser avec tel ou tel de nos amis dans vos circonscriptions, qu’une seule question en tête : quel est parmi nous celui ou celle qui peut battre Delanoë, et qui pourra pour cela gagner les voix à l’Est.

 

Ah, il y a une autre rumeur : on dit de moi que je voyage beaucoup, sous entendu, beaucoup trop ! Que je m’intéresserais davantage à la prolifération des armes nucléaires à Téhéran qu’à celles des déjections canines rue La Fayette.

 

Je pourrai bien sûr vous dire que le Maire de Paris n’est pas - sans manquer de respect aux amboisiens - celui d’Amboise ou de Bourg en Bresse. Que Paris est une des lumières du monde et qu’elle doit le rester et que son Maire doit être une personnalité internationale, comme l’a été jadis Jacques Chirac, quand il exerçait ces fonctions. Mais là n’est pas mon propos.

 

Et puisque l’on parle voyage, laissez moi vous parler de mon premier et de mon dernier voyage. Mon premier voyage, j’avais cinq ans, c’est celui d’un de ces nombreux jeunes enfants français déracinés qui sont passés du soleil de la Méditerranée à la pluie grisâtre du canal de l’Ourcq, du confort des colonies à un squat du 19e, puis parce que l’ascenseur social fonctionnait encore dans la République d’alors, de l’école de la rue Jomard à Sciences Po, Harvard et à l’Assemblée nationale, où je tente chaque jour, de rendre à la République tout le bien qu’elle m’a fait.

 

Mon tout dernier voyage, vous allez le comprendre n’est pas si éloigné du premier. Il n’est pas très vieux, non plus. C’était hier matin, rue de Provence au Paris Opéra Hôtel, un de ces nombreux meublés modestes qui dans le 9e et dans l’Est de Paris servent à héberger pour le compte du Samu Social ou du Centre d’Action Sociale, des centaines et des centaines de familles en grande difficulté majoritairement immigrées, et qui attendent à cinq ou six dans chaque pièce des papiers et l’improbable réalisation de leur Eldorado français. Hier matin, 21 personnes dont une  majorité d’origine ivoirienne, et de nombreux enfants ont trouvé la mort dans un incendie, et j’ai vu de mes yeux et les corps calcinés et les familles en larmes. Et combien de dizaines d’autres hôtels parisiens, et combien de centaines d’autres familles connaissent la même vie aujourd’hui à Paris dans des conditions plus sordides du côté de la rue Caillé, rue du Département, ou sous les voûtes du tunnel de la Porte Pouchet ….

 

Voyez vous, mes chers Amis, ce sont entre autres ces deux voyages là qui expliquent mon engagement en politique. Et que j’ai voulu animer notre atelier « solidarités » aujourd’hui.

 

La solidarité, cet idéal inscrit au fondement de notre pacte républicain, régresse et bat en retraite dans le Paris de la Gauche caviar.  Au lieu de défendre à grands renforts de publicité des causes aussi nobles que celles d’Abu Jamal et Battisti, Monsieur Delanoé ferait bien de s’occuper d’une Capitale qui avec un taux de chômage de 12 % et le 2e taux de pauvreté de la région Ile de France après la Seine Saint-Denis, voit 30.000 personnes vivre dans la rue chaque jour et 10.000 la nuit ! Monsieur Delanoë ferait bien de s’intéresser aux centres d’hébergement d’urgence comme celui du boulevard Ney, qui rappelle l’immédiat après-guerre au lieu du 21e siècle. Monsieur Delanoë ferait mieux de coordonner et de soutenir le travail des associations comme le Restos du Coeur qui chaque année distribuent toujours plus de milliers de repas et de vivres à un nombre toujours croissant de familles en grande précarité. Voilà la réalité du Paris de 2005 !

 

Comment ne pas voir que notre Capitale est devenue aujourd’hui le concentré des fractures qui minent la société française toute entière, le miroir grossissant des détresses qui fragilisent notre pays, nourrissant le terreau du racisme, de l’intolérance, de l’insécurité, et désormais du refus d’Europe !

 

Fracture sociale, fracture communautaire, fracture géographique, et désormais fracture immobilière, cumulent dangereusement leurs effets sur les rives de la Seine.

 

Si nous Parisiens, portons tous dans notre cœur, la nostalgie du creuset social, de la mixité de nos quartiers qui étaient la marque de fabrique unique au monde de ce Paris d’Amélie Poulain, c’est que nous sentons bien que notre Paris, sous nos yeux est en train insensiblement de se scinder en deux villes distendues, qui ne se parlent plus, ni ne se regardent. En un tête à tête autiste qui rappelle celui des grandes cités américaines entre les quartiers pour gens aisés à l’Ouest de plus en plus chers, et les quartiers de plus en plus paupérisés à l’Est, séparés par un centre administratif et des affaires déserts la nuit.

 

Il n’est pas possible de construire l’avenir de Paris, pas plus qu’il est possible d’améliorer la vie au quotidien des Parisiens, si on ne traite pas en priorité les grands dossiers de la solidarité, c'est-à-dire ceux du lien social à Paris. C’est ce que nous avons commencé de faire ce matin dans l’atelier qui m’a été confié, en traitant les quatre points suivants:

- faciliter la vie des plus fragiles

- assurer la santé des parisiens

- privilégier les familles

- assurer la sécurité, première condition de la solidarité

 

Vous comprendrez que le temps qui m’a été imparti m’empêche de vous rendre compte dans le détail du foisonnement d’idées et des discussions très riches qui se sont tenues à la fois dans chacune de nos 21 circonscriptions ces dernières semaines et dans l’atelier de synthèse que nous avons tenu ce matin.

 

Du premier volet consacré à la santé, je retiens les points suivants, non sans avoir remercié les « grands témoins » qui ont bien voulu introduire le sujet ce matin : le Professeur David Khayat, Président de l’Institut national du Cancer et le Professeur Payen de la Garanderie, Chef du service des urgences de l’hôpital Lariboisière.

 

Tous deux ont souligné la désorganisation complète de l’hôpital du fait des 35 heures. Celle-ci se traduit à la fois par des conditions de travail extrêmement difficiles - surtout pour les personnels urgentistes - et des temps d’attente inacceptables de 4 à 6 heures pour les patients.

 

Cela implique concrètement du Maire de Paris, Président de l’APHP de ne pas se cantonner dans le rôle de voyeur impuissant de la santé à Paris, mais de prendre enfin des mesures énergiques, en assurant :

 

1.     Un plan de redéploiement hospitalier à Paris.

2.     L’initiative de soins de proximité, c'est-à-dire les dispensaires de quartier aujourd’hui disparus afin de soulager les services d’urgences.

3.     Qu’il fasse en sorte que les personnels hospitaliers, notamment les infirmières, mais ceci vaut aussi pour les pompiers, les policiers, et les assistantes maternelles - puissent être les premiers bénéficiaires du logement social à Paris. Savez-vous que 70% des infirmières et la moitié des pompiers parisiens quittent leur emploi au bout de cinq ans pour aller en province ! Qu’il manque 110 infirmières à Lariboisière, alors que 250 infirmières diplômées, au chômage, sont en liste d’attente pour un emploi au CHU de Nantes !

4.     Enfin, un nouvel élan doit être insufflé par la Ville et l’Etat pour relancer la recherche médicale et l’excellence de la médecine parisienne au niveau international.

 

 

Deuxième volet : Soulager la condition des plus fragiles.

 

Cette œuvre là a commencé avec Jacques Chirac qui fut le premier à initier la création du SAMU Social, mais le chantier hélas est immense et ne cesse de s’aggraver tant l’ampleur de la précarité ne cesse de croître. Ainsi le nombre des demandes est en progression de 25% d’une année sur l’autre.

 

Ce matin, notre atelier a révélé l’explosion de la misère à Paris : l’augmentation constante du nombre de repas servis par les Restos du coeur (+4% pour la campagne 2004-2005) atteste de cette dégradation. Toutes les associations, et notamment Antoine Boutonnet, Directeur de la Croix-Rouge de Paris, présent ce matin et les différents responsables que j’ai rencontrés ces dernières semaines réclament des moyens accrus, davantage de locaux, d’infrastructures et de coordination mutuelle. L’initiative exemplaire dite des « Jardins » des Restos du cœur en fournit la démonstration éloquente : le secours apporté aux plus fragiles n’a de sens que s’il débouche sur un accompagnement efficace à la réinsertion.

 

Car le meilleur service qu’on puisse rendre aux exclus, c’est d’éviter de les installer dans l’assistance prolongée, c’est de les aider à reprendre toute leur place dans la société. C’est pourquoi j’espère aussi que la campagne des « primaires » sera une occasion de tenir un discours de vérité sur la grande pauvreté et sur les moyens de l’endiguer. Contre les faux-semblants idéologiques et les songes creux de l’ex-gauche plurielle, il y a urgence à  mettre les points sur les « i ». Non, le traitement social de la misère ne suffit pas à instaurer une solidarité efficace envers les plus démunis. Il doit converger avec des facilitations au retour à l’emploi. Dans une ville comme la nôtre, qui affiche un taux de chômage de 12%, cette nécessité prend un relief particulièrement crucial.

 

Mais ne nous leurrons pas : ce défi soulève une question qui excède largement les compétences des municipalités, une question qui engage, en fait, notre politique d’immigration. Comme Nicolas Sarkozy nous y engage, ouvrons un débat sans fard sur l’immigration et sur l’intégration ! Si 170.000 immigrés continuent à entrer chaque année en France, nous risquons d’asphyxier notre système social. L’immigration doit être gérée par la Nation et non subie. C’est le droit de notre Nation que de contrôler l’immigration et non de la subir, faute de quoi nous allons nous priver des moyens de réinsérer les plus fragiles.

 

3. La reconquête de la solidarité, c’est aussi une politique municipale renouvelée à l’endroit des familles. Et je remercie le Professeur Françoise Forette, ma collègue Marie-Thérèse Hermange, Philippe Streiff et Emmanuelle Revolon d’avoir apporté leur témoignage.

 

La politique familiale doit être repensée dans tous ses éléments et à la lumière des nouvelles évolutions de la société : je pense à l’allongement de la vie, aux familles recomposées, à la monoparentalité et à l’homoparentalité, qui est aussi un fait de société.

 

Qui dit famille, dit logement, et tous nos travaux unanimes ont démontré notre détermination à combattre l’émigration forcée des classes moyennes hors de la capitale. Notre électorat attend une autre politique de logement qui permette aux classes moyennes de rester à Paris. La famille et le logement, c’est aussi la possibilité pour nos seniors, mais aussi les personnes handicapées de demeurer à Paris, malgré la spéculation et la vente à la découpe. J’ai moi-même travaillé sur ce point avec le Ministre du Logement Marc-Philippe Daubresse.

 

La famille, c’est aussi la garde des enfants. Domaine où une prochaine municipalité doit faire preuve d’imagination à partir du statut nouveau des assistantes maternelles que nous venons de voter à l’Assemblée, et grâce au recours aux crèches privées ou d’entreprises dont ce matin nous avons vu plusieurs exemples réussis. Exemple qui contraste avec les bilans frelatés de Monsieur Delanoë en matière de création de berceaux.

 

Enfin, enfance et jeunesse veulent dire aussi sport, et nos militants se sont montrés très attentifs à ce que les éventuelles retombées des Jeux olympiques à Paris ne se traduisent pas par des projets pharaoniques, mais par la création d’infrastructures au service des Parisiens.

 

 

Quatrième volet enfin : la sécurité.

 

Avec tous les Parisiens, les militants saluent le travail de la police parisienne dopée par l’ancien Ministre de l’Intérieur, et qu’illustre l’amélioration spectaculaire des chiffres de la délinquance à Paris. L’insécurité demeure toutefois un combat quotidien. Il ne faut évidemment pas baisser la garde.

 

Reste aussi que le transfert des pouvoirs au Maire de Paris en matière de circulation s’est traduit par une politique ubuesque de punition anti-voitures, sans pour autant améliorer l’offre de transport en commun avec le résultat que nous connaissons tous aujourd’hui : une ville asphyxiée voire paralysée, une augmentation de la pollution, une explosion du nombre des deux-roues, et des accidents dont sont victimes ces deux-roues. Autant de dérives qui là encore exigeront un autre plan de circulation imaginatif et ambitieux pour la Capitale.

 

Enfin, j’ai évoqué ce matin un sujet qui me tient à cœur et depuis longtemps. Elu du centre de Paris, du quartier des grands magasins et de la Gare Saint-Lazare où transitent chaque jour plusieurs millions de personnes - je suis, pourquoi le cacher ? - obsédé par le danger d’une attaque terroriste dans notre capitale. Je n’ai pas oublié le 11 septembre new-yorkais, ni le 11 mars madrilène et je consacre beaucoup de temps à travailler sur ces questions avec les pompiers notamment, mais aussi avec d’autres organismes officiels. Et je constate que je suis bien seul dans ce combat. Or, malheureusement, il est plus que probable que d’autres grandes villes européennes soient dans les années qui viennent victimes d’une attaque hyper-terroriste, éventuellement avec des armes de destruction massive. La question hélas n’est pas si et quand.

 

Je ne veux pas glacer l’assistance en terminant mon propos avec de telles perspectives, mais il m’apparaît indispensable que le Maire de Paris ne se désintéresse pas de cette question, et qu’au contraire il en fasse une de ses premières priorités. J’ai vu tout récemment à New-York avec le Commissionnaire chargé de la sécurité à quel point l’ensemble des services de sécurité new-yorkais était mobilisé face à ce péril. A Paris, des progrès importants ont été accomplis depuis l’exercice Piratox, conduit par le Gouvernement de Jean-Pierre Raffarin mais soyons lucides : il reste beaucoup de chemin à parcourir.

 

Voilà, Cher Président, Mes chers Amis, résumés à grands traits le sens du débat qui commence aujourd’hui au sein de l’UMP-Paris et les premiers enseignements de nos discussions de nos réflexions sur le dossier clé de la solidarité à Paris. A nous de le poursuivre tous ensemble dans l’unité, à nous de préparer et de gagner l’alternance.

 

J’apporterai tout au long de cet exercice toute mon énergie et mes idées. Et vous déciderez. Et que le meilleur gagne et merci de votre attention.

 

 

 

 

 

                                                                      Pierre LELLOUCHE

Par VB
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Mardi 5 juillet 2005

J-1 : UNION NATIONALE POUR PARIS 2012

Image insolite : Bertrand Delanoé et le député UMP de Paris Pierre Lellouche côte à côte, ensemble pour Paris 2012.

Photo prise le 5 juin 2005 sur des Champs-Elysées aux couleurs olympiques.

 

TOUS ENSEMBLE AVEC PIERRE LELLOUCHE POUR PARIS 2012 !


Par Les jeunes avec Pierre Lellouche
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Vendredi 16 septembre 2005
Par Les jeunes avec Pierre Lellouche
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Jeudi 22 septembre 2005

20 minutes --- Rubrique Paris

Mercredi 21 septembre 2005

Il l’appelle « Bertrand la défausse ». Sur la scène du Théâtre de Paris, Pierre Lellouche fustige le maire et « son incapacité à se remettre en question ». Cette fois, la campagne des municipales 2008 est lancée ! Le député UMP tenait meeting, lundi soir, dans son 9e arrondissement. Il est le premier des quatre candidats à l’investiture du parti à se jeter publiquement dans les primaires. La campagne officielle ne sera d’ailleurs lancée que vendredi par Nicolas Sarkozy, et ni Françoise de Panafieu, ni Claude Goasguen, ni Jean Tiberi n’ont pour l’heure annoncé d’importante réunion. Si l’homme à battre reste Delanoë, Pierre Lellouche doit donc aussi démontrer aux militants qu’il est le meilleur parmi les siens. Exercice subtil car tous ont promis à « Nicolas » que le vote des adhérents passé, ils soutiendraient sans faute leur vainqueur.

Pierre Lellouche convie d’abord sur scène quelques représentants de la « vraie vie » venus décrire l’« enfer » de l’ère Delanoë. Exercice qui tourne parfois à la caricature. Antoine paye 3 000 e de loyer dans le 1er : « Je n’ai pas le droit au logement social puisque je ne suis pas RMiste et que j’ai des papiers ! » Maryse, VRP, fait 80 000 km par an dans Paris. « C’est épouvantable. Un jour j’ai mis une heure pour couper le boulevard Magenta. » Circulation, propreté, insécurité, pollution... Nul doute que les candidats UMP surferont tous sur les mêmes thèmes.

Moins connu que les quatre autres, Lellouche admet qu’il est le « petit nouveau ». « J’ai 54 ans et je suis le plus jeune. Pas une gloire pour eux ! » Il rappelle qu’il est le seul à ne pas avoir oeuvré sous Chirac et se propose comme liquidateur de « la querelle des héritiers ». Diplômé de Harvard, il ne manque pas de noter qu’il a, lui, une ampleur internationale. Bon orateur, Lellouche a de quoi séduire l’électorat populaire. Une sorte de Borloo qui aurait pris soin de se coiffer. Un adversaire sérieux pour le maire actuel. Mais qui devra d’abord chasser les voix des adhérents regroupés dans l’ouest et le centre de la capitale. Autrement dit, chez ses concurrents de l’UMP.

 

Grégory Magne

 

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