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Dimanche 10 juillet 2005

La droite parisienne retrouve un angle d'attaque contre Delanoë

9 juillet 2005

Après l'échec de Paris 2012, la droite parisienne n'aura pas attendu longtemps pour tirer à boulets rouges sur Bertrand Delanoë. Pierre Lellouche a déclenché le premier le tir de barrage : «Où est le plan B de Bertrand Delanoë ?», s'est interrogé l'élu du IXe arrondissement à peine le verdict connu. Décidé à appuyer là où ça fait mal, le candidat à la candidature aux municipales de 2008 a récidivé hier dans une tribune publiée par Le Figaro : «Depuis 2001, le maire socialiste organise des fêtes, multiplie les trous sur la chaussée mais ne construit rien, ne prévoit aucun grand projet, à la différence de Londres, Berlin, Madrid, sans parler de New York ou de Shanghaï, sauf bien sûr les Jeux.»


Si Claude Goasguen partage les termes du réquisitoire, le président du groupe UMP à l'Hôtel de Ville le juge «déplacé». «Pierre tape trop fort. La défaite est collective. Elle n'est ni de droite ni de gauche. Le dossier était bien monté et le maire s'est battu», estime le chef de l'opposition municipale. Toutefois, il reconnaît que la défaite de Singapour offre à la droite parisienne les moyens de redevenir «audible». «Ça va ouvrir les oreilles des Parisiens. A nous de poser les termes d'un vrai débat sur l'avenir de Paris», dit-il.


Claude Goasguen pointe le problème : «Nous devons nous demander, après trois échecs, pourquoi Paris a été moins attractive.» Le député du XVIe livre son diagnostic : «Paris joue sur son charme et sur une vision hédoniste à la fois moderne et passée quand Londres mise sur l'avenir dans une démarche mondialiste.» Et Goasguen de regretter : «Face à Londres qui est une capitale en pleine expansion, Paris paraît statique, muséiforme, en perte de vitesse économique.» Selon lui, le problème est ancien, Bertrand Delanoë y ayant «ajouté une couche festive». «La culture de l'éphémère a remplacé la réalité de gestion et de prospective. Sans les Jeux, Paris se retrouve à plat», assène le chef de file de l'UMP, qui milite plus que jamais pour une communauté d'agglomérations regroupant Paris et les cinquante villes voisines.


Tout en refusant «de l'accabler», Jean-François Legaret, maire du Ier arrondissement, est déjà «certain que Delanoë ne sera plus maire en 2012». Lundi, à l'ouverture du premier conseil de Paris depuis l'échec de Singapour, Bertrand Delanoë fera une déclaration. L'occasion pour les élus de la capitale de tirer un trait sur le rêve olympique et de régler... quelques comptes.


Ce premier revers pour la municipalité de Delanoë redonne un peu d'air à une droite asphyxiée depuis 2001. En pleine désignation du candidat UMP pour 2008, chacun joue déjà sa partition : Pierre Lellouche à la grosse caisse et Claude Goasguen à la cornemuse. Quant à Françoise de Panafieu (qui réclame, dans une lettre ouverte, le maintien du projet des Batignolles) et Jean Tiberi (qui a préparé la précédente candidature olympique), ils préfèrent encore attendre pour faire entendre leur petite musique.

Source : Le Figaro

 

Pierre est vraiment l'animateur de cette soi-disante opposition municipale, certaines fois si complaisante avec le maire actuel.

C'est lui qui mérite de diriger la ville !

Ceux qui pronent l'inaction et la complaisance ne doivent pas être investis.

"Ceux qui vivent ce sont ceux qui luttent" V. Hugo

Par Les jeunes avec Pierre Lellouche - Publié dans : Dans les médias...
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