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Jeudi 7 juillet 2005

LIBERATION

JO
Premier raté pour Delanoë

Le maire de Paris risque d'essuyer des critiques au sein de sa majorité et de devoir faire face à une opposition ragaillardie.

Par Thomas LEBEGUE
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jeudi 07 juillet 2005 (Liberation - 06:00)
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jusque-là, tout allait bien. Une popularité jamais démentie, des projets de ville bien identifiés (tramway, couloirs de bus, crèches), une opposition atone et toujours déchirée... Manquait la cerise sur le gâteau, les Jeux olympiques à Paris, qui auraient fourni à Bertrand Delanoë un prétexte rêvé pour briguer un deuxième mandat en 2008. Mais les membres du CIO en ont décidé autrement. En choisissant Londres pour organiser les JO de 2012, les grands manitous de l'olympisme ne se sont pas contentés de doucher à nouveau les ardeurs parisiennes après l'échec de la candidature de 2001. Ils ont aussi infligé à Bertrand Delanoë le premier revers de sa mandature.

Dézinguer. Pour obtenir les JO, le maire socialiste avait pourtant utilisé la même méthode que pour conquérir Paris : profil bas et modestie revendiquée. Pas de grandes dépenses au programme, ni d'attaques contre les autres villes candidates. Que du fair-play, l'un de ses mots préférés, au moins jusqu'à l'annonce des résultats. Là, c'est plutôt l'amertume qui perçait derrière ses propos : «C'est une immense déception que je ne m'explique pas, pour vous dire la vérité. J'ai rencontré plein de membres du CIO qui m'ont dit : "On ne comprend pas"...» Et le maire d'ajouter à l'intention de certains promoteurs de la candidature londonienne qui ont passé leur temps à dézinguer le dossier parisien : «Peut-être que ce qui nous a fait perdre, c'est le fair-play [...]. Fallait-il se faire la guerre lors d'une compétition sportive, là où on dit qu'on veut justement de la fraternité entre les peuples ?» Cruel monde olympique... La déception est d'autant plus grande que Delanoë, c'est un fait, n'a pas de plan B pour la capitale. A moins de présenter une quatrième candidature de Paris (après 1986, 2001 et 2005), aucun grand projet n'est programmé dans les trois ans qui viennent. «Le seul horizon était olympique, accusait hier Pierre Lellouche, prétendant à la candidature UMP pour les prochaines municipales. En dehors de l'aspect festif de Paris, il y a un énorme vide qui m'interpelle en tant que Parisien.» Cette obsession olympique a fini par lasser certains membres de la majorité municipale : «Il faut arrêter de concourir pour les Jeux et ne pas mener une politique municipale sur quelque chose de hasardeux», a déclaré hier Charlotte Nenner, conseillère (Verts) de Paris, qui avait déjà fait connaître son opposition à la candidature parisienne. Il est vrai que les JO devaient aider à concrétiser un certain nombre de projets comme l'amélioration des transports en commun, la requalification de plusieurs quartiers ou le renforcement de l'accessibilité pour les handicapés.

«Défaite planétaire». Enfin, rompant le consensus politique qui prévalait jusqu'à l'annonce des résultats, Pierre Lellouche n'a pas pu s'empêcher d'envoyer ce dernier Scud au maire de Paris : «C'est la première défaite de Bertrand Delanoë, elle a la taille du communicant qu'il est: planétaire.» Voilà qui promet des échanges tendus au Conseil de Paris lundi et mardi prochains, dans une ambiance de gueule de bois généralisée.

 

 

Par Les jeunes avec Pierre Lellouche - Publié dans : Dans les médias...
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Jeudi 7 juillet 2005

Réfléchir pour rebondir

 

par Pierre Lellouche, Député et Conseiller (UMP) de Paris

 

                                                                          Paris, le 7 juillet 2005

Comme la plupart des Français, comme l’immense majorité des Parisiens, la défaite de Paris aux JO de 2012 a été pour moi un choc et une déception. Une déception à la mesure des espoirs qu’avait fait naitre la candidature parisienne pour le développement de Paris, pour le sport français, et pourquoi le cacher, pour le moral du pays dont chacun sent bien qu’il ne va pas très fort depuis un certain nombre d’années.

 

La défaite étant là, j’ai été encore plus choqué, et plus encore inquiet, devant certaines réactions du camp français recueillies à chaud depuis Singapour. A commencer par celle du Maire de Paris, Bertrand Delanoë. En substance, le Maire, qui assénait avant les résultats que nous avions le meilleur dossier, laissant s’installer l’idée que nous allions gagner, maintient après la défaite le même discours : nous avions bien le meilleur dossier, nous ne pouvions que gagner, dès lors l’échec ne peut être imputable qu’à des manœuvres déloyales, sinon frauduleuses, du vainqueur, voire à « d’autres » considérations – qu’on imagine géopolitiques ou diplomatiques – qui auraient joué en faveur de Londres, mais qui n’auraient bien sûr rien à voir avec Bertrand Delanoë, chef de l’équipe olympique.

 

Ce discours appelle plusieurs remarques.

 

En premier lieu, M. Delanoë qui, en grand communicant, avait totalement personnalisé la candidature parisienne à son seul profit (qui a jamais entendu parler de son Maire-adjoint chargé des Sports, un certain M. Cherki ?), qui se voyait déjà propulsé à l’Elysée après la victoire (sondages obligent), et qui entendait donc récupérer à son seul profit « son » triomphe à Singapour, essaye aujourd’hui de refiler la patate chaude de la défaite à d’autres : l’ennemi anglais bien sûr mais aussi Bush, Chirac, voire la diplomatie française… A n’en pas douter, la victoire n’aurait eu qu’un seul père ; la défaite, elle, est bien sûr orpheline.

 

Outre que cette attitude est tout sauf « fair play » - car rappelons le, il s’agit d’abord d’une fête sportive – qu’elle exploite des remugles nationalistes assez nauséabonds (la France trahie comme toujours par les anglo-saxons alliés à l’Espagne ou au plombier polonais), elle ignore hélas les faits : à aucun moment, à aucun des quatre tours de scrutins, Paris ne s’est trouvée en tête. Mieux, lors du troisième tour, nous étions talonnés à deux voix par Madrid alors que l’Espagne, ayant obtenu les jeux de Barcelone en 1992, aurait du théoriquement être hors jeu.

 

Tant que nous continuerons d’expliquer cet échec, comme d’autres (je pense au 29 mai), par la faute des autres : la mondialisation, la Chine, Bush, la Turquie, le plombier polonais, que sais-je encore ?, tant que nous continuerons à croire dur comme fer que nous sommes, parce que Français, les meilleurs en sport comme pour notre modèle social, que le reste du monde dès lors ne peut que rallier notre leadership, alors nous continuerons à nous planter chaque fois de façon plus spectaculaire !

 

Quelles leçons alors, devons-nous tirer de cet échec ?

 

Le premier est de réfléchir sereinement à ses raisons. Au niveau municipal, j’ai demandé la création d’une commission d’information composée d’élus de tous bords du Conseil de Paris qui sera chargée de faire la lumière sur notre dossier et ses éventuelles insuffisances. Les Parisiens ont le droit de savoir combien d’argent a été dépensé, si l’approche retenue était la bonne : le Paris d’Amélie Poulain face à la modernité de Londres, l’accent mis sur le politique plutôt que sur le sport. Au-delà, les Parisiens ont le droit de demander à Bertrand Delanoë quel est son plan B pour Paris. Depuis 2001, le Maire socialiste organise des fêtes, multiplie les trous sur la chaussée mais ne construit rien, ne prévoit aucun grand projet à la différence de Londres, de Berlin, de Madrid, sans parler de New York ou de Shanghai… sauf bien sûr les Jeux. Maintenant que l’espoir olympique s’est évanoui, que deviennent les équipements prévus ? Le quartier des Batignolles sur les 45 hectares repris à la SNCF, la desserte rapide indispensable de Roissy depuis la Gare de l’Est ?

 

Mais une autre réflexion doit être menée au niveau national. Quand Paris ne brille plus, la France n’illumine plus le monde. Et le moins qu’on puisse dire est que le rayonnement international de la France en a pris un coup ces dernières années. Ayons le courage d’examiner nos incertitudes intérieures et notamment la soi-disant supériorité de notre fameux modèle social. Celui-ci masque surtout un fantastique conservatisme, lequel n’a d’égal que notre incapacité à nous réformer et à accepter la modernité, alors que nous y parvenons quand nous le décidons (Airbus ou Iter par exemple).

 

Ayons le courage aussi de regarder en face notre politique étrangère. Faire la leçon au monde entier, autre tropisme bien français, est certes satisfaisant pour l’ego national, mais sommes-nous sûrs d’avoir toujours raison (du Moyen Orient à la PAC) et de respecter comme nous le devrions nos alliés et nos amis ? Voilà les questions que pose la défaite de Paris. Plutôt que d’accuser l’autre de turpitudes, et de faire le mauvais joueur trahi par des forces obscures, prenons plutôt le temps de la réflexion lucide et sereine pour mieux rebondir demain, et donner aux Français d’autres raisons d’espérer.

 

Il y a 8 jours, nous gagnions Iter qui fera de la France le cœur de la recherche mondiale en matière d’énergie au XXIe siècle. Nous pouvons gagner bien d’autres batailles, à condition de le vouloir.

Par Les jeunes avec Pierre Lellouche - Publié dans : Actualité
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Mercredi 6 juillet 2005

Les JO 2012 auront lieu à Londres, immense déception pour Paris


La ville de Londres a finalement été choisie par les membres du CIO, réunis aujourd'hui à Singapour, pour organiser les jeux Olympiques 2012.

New-York, Madrid et Moscou avaient été préalablement éliminées. L'ultime duel entre Paris et Londres a finalement tourné en faveur de la capitale britannique. La nouvelle a déclenché une immense vague de déception dans le camp français.

Plus qu'une défaite au niveau sportif, c'est le symbole d'une France et d'un Paris qui va mal, qui perd, qui hésite, qui a peur et qui se sous-estime... par rapport à une Londres nouvelle, florissante, conquérante et resplendissante.

Par Les jeunes avec Pierre Lellouche - Publié dans : Actualité
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Mardi 5 juillet 2005

J-1 : UNION NATIONALE POUR PARIS 2012

Image insolite : Bertrand Delanoé et le député UMP de Paris Pierre Lellouche côte à côte, ensemble pour Paris 2012.

Photo prise le 5 juin 2005 sur des Champs-Elysées aux couleurs olympiques.

 

TOUS ENSEMBLE AVEC PIERRE LELLOUCHE POUR PARIS 2012 !


Par Les jeunes avec Pierre Lellouche - Publié dans : Génération Paris 2008
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Vendredi 1 juillet 2005

L'article de Profession Politique

"Paris 2008 : l’épreuve de la droite [mercredi 29 juin 2005]

Le torchon brûle entre les candidats à la candidature à l’intérieur de l’UMP. Les relations sont de plus en plus tendues entre Claude GOASGUEN et Françoise de PANAFIEU. Cette dernière lui reproche d’utiliser les moyens matériels du groupe UMP à la mairie de Paris à des fins de campagne interne. Pierre LELLOUCHE, de son côté, mène une campagne d’outsider : un livre en préparation, des rencontres avec les parisiens. Et un rapprochement avec Jean TIBERI..."

http://www.professionpolitique.info/article15358.html
 
 
Vas-y Pierre, tu es l'outsider ! Tu ne critiques personne et tu as des idées. Que demander de plus ? Pour le rapprochement avec Jean Tiberi, c'est plutôt de l'intox que de l'info.
Par Les jeunes avec Pierre Lellouche - Publié dans : Dans les médias...
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